En route pour de nouvelles aventures …

Depuis le début de l’année 2018, Meli-Melo s’est offert une section Portfolio, cela a nécessité une migration du site à une nouvelle adresse : www.melimelophoto.fr

Sur cette nouvelle plateforme vous pourrez retrouver le blog dans le menu (en haut à droite) puisque la page d’accueil est en fait le portfolio.

Bonne découverte ! 🙂

A la manière de … Jonas Bresnan

Cet éclairage bicolore, souvent rouge et bleu, est le fait d’un photographe de mode : Jonas Bresnan. Assez peu connu, il a pourtant réalisé de nombreux clichés pour Glamour, InStyle et Stylist. C’est d’ailleurs dans ce dernier magazine (numéro de décembre 2015) qu’est parue sa série « Party pour la nuit », où j’ai pu découvrir cette manière très particulière d’éclairer un modèle. Un côté rouge, un côté bleu. Cette opposition de couleurs fait penser aux éclairages de boites de nuit et à cette ambiance sexy et glamour. Son utilisation des paillettes accentue encore cet effet.

Pour réaliser cet éclairage j’ai utilisé deux torches (flash) avec deux bols pour modeler la lumière. L’utilisation des bols a pour but de concentrer la lumière sur une zone afin d’en faire ressortir les contrastes. Les ombres sont ainsi plus marquées. Puisqu’il fallait appuyer sur la différence entre les deux couleurs sur le visage, j’ai placé les flashs de part et d’autre du modèle, latéralement. Pour avoir ce rendu rouge et bleu, les bols ont été habillés avec des gélatines colorées. Pour ne pas refaire la photo exacte de Jonas Bresnan j’ai choisi d’inverser les couleurs et de dénuder au maximum le modèle. Ici ce qui est mis en avant ce n’est pas un vêtement mais un accessoire : la montre.
 

Un nouvel air pour les taxis

Deux ans après la COP21, j’ai souhaité vous présenter un reportage sur les taxis « Hype » de la STEP (Société du Taxi Électrique Parisien) qui roulent à l’hydrogène liquide. Des taxis écologiques au nombre de cinq lors du lancement fin 2015 sur Paris qui sont aujourd’hui bien plus nombreux. Cette initiative, prise lors de la COP21 et renforcée chaque année, prouve bien que l’on cherche des solutions alternatives pour contrer les méfaits de l’industrialisation de masse.

Cela fera 800 tonnes de CO2 en moins dans l’atmosphère cette année. Une très bonne nouvelle donc, pour les défenseurs de l’environnement.

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Faire une reproduction d’œuvre d’art

La reproduction d’œuvre d’art est une technique photographique utilisée pour illustrer les catalogues de vente ou de musée. Il faut donc absolument que la photo reproduise exactement les couleurs, les textures et les brillances du tableau.

Tout d’abord il faut utiliser un objectif  à focale fixe pour avoir un excellent piqué. Il faut également utiliser l’objectif le mieux adapté au boitier afin de reproduire la vision de l’œil humain.  Pour éviter la déformation, l’appareil doit être positionné parfaitement face au tableau ainsi le capteur et l’œuvre sont parallèles. De plus il faut suspendre le tableau à une distance suffisante du fond, pour éviter d’avoir des ombres. Les photos sont généralement prises sur fond blanc car cela permet de ne pas avoir de retour de couleur sur l’œuvre et de faciliter le détourage s’il faut enlever le fond.

Pour faire une bonne reproduction, il faut également faire un travail de lumière.

LightingSetupLa lumière doit être très homogène. Pour cela on utilise deux sources de lumière les plus identiques possible. On les dispose à la même distance du  tableau. Différents modeleurs peuvent être utilisés pourvu qu’ils soient doux pour éviter les éclats de lumière importants sur le tableau. Pour vérifier l’homogénéité on peut réaliser une image test en plaçant des morceaux de papier blanc aux quatre coins de l’image, s’ils ont exactement la même luminosité notre éclairage est homogène.

Pour être sûr de retranscrire les couleurs de l’œuvre il faut utiliser une charte de couleur Q-14 (ou Q-13). Mettre la charte de couleurs sur la photo permet de faire ensuite une comparaison des valeurs grâce à la pipette dans le logiciel Photoshop. On peut ainsi vérifier que les couleurs du tableau sont identiques à celles de la reproduction. Pour donner une bonne idée de la taille du tableau il est également possible de placer une règle graduée sur un bord du tableau. Attention : il faut tout de même faire une photo sans la charte et la règle car les deux photos peuvent être demandées.

Voici l’exemple d’une reproduction que j’ai réalisée :

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Paris Photo 2017

R_03_01Paris Photo est la première foire mondiale autour du médium de la photographie. C’est un évènement où professionnels, passionnés et icônes de la photo se côtoient​ autour d’expositions, de prix, de séances de signature et de discussions animées par les artistes. Sous la voûte du Grand Palais plus de 180 galeries se sont installées pour 5 jours de découverte !

Cette année Paris Photo a donné carte blanche aux étudiants en photo de Gobelins pour suivre ses coulisses : de l’installation des murs, jusqu’à l’ouverture de la foire en passant par l’accrochage des œuvres. Plusieurs élèves de première année ont eu la chance de participer à cette merveilleuse aventure. Avec Charlotte Fouillet nous avons décidé de travailler en binôme et de créer des diptyques. Les premiers d’entre eux mettent en avant la relation entre l’humain et l’outil lors de l’installation de la foire. La seconde partie de ce reportage met en perspective les deux faces d’une exposition : les œuvres et le public. Car même si on n’y pense pas toujours, sans public les œuvres n’auraient aucune utilité …

Voici donc quelques uns de nos diptyques

Vous pouvez découvrir les autres travaux des élèves de Gobelins sur le blog de la section photo.

Bouh !

Aujourd’hui c’est Halloween ! Pour cette occasion je voulais vous faire découvrir ma vision de Jack-o’-Lantern. Ceci me permet également de vous parler d’une technique photographique : la photo à la bougie.

Pour photographier la flamme d’une bougie il faut une vitesse lente et un diaphragme fermé, ici j’ai utilisé les paramètres suivants : 1s et f/20. Avec ces réglages je voyais parfaitement la flamme et l’ambiance de la bougie mais de par sa position enfermée, elle était peu éclairée.  Pour remédier à cela il faut une autre source de lumière. L’aspect technique de cette photo est donc d’utiliser deux sources lumineuses sans que l’une prenne le pas sur l’autre. Pour cela le flash doit être à une puissance très faible afin d’éclairer la citrouille tout en gardant l’ambiance donnée par la bougie. Deux éclairages différents veut obligatoirement dire deux températures de couleur différentes ce qui peut s’avérer très embêtant. Comme je voulais garder  le coté très jaune de la bougie j’ai volontairement fait la balance des blancs par rapport à mon éclairage de flash ce qui conserve le coté très chaud de tout ce qui est éclairé par la bougie. Si j’avais voulu un éclairage neutre de la bougie j’aurai dû placer une gélatine rouge sur mon flash.

En espérant que cette photo aura su vous effrayer, je vous souhaite un très macabre Halloween …

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SOS faune en détresse

Dans cet article je ne vous présente pas seulement des photos mais toute une installation. Celle-ci a été réalisée en collaboration avec Sandrine Prely dans le cadre d’un workshop.

Le thème du workshop : faune fragile, était en relation avec une exposition qui se déroulait à la Fondation Cartier. « Le grand Orchestre des Animaux » Elle est basée sur l’œuvre musicale de Bernie Krause qui a enregistré des milliers de bruits de la nature. Elle regroupe autour de cette bande son des artistes du monde entier qui se penchent sur la menace de plus en plus grande qui pèse sur le monde animal. Les univers sonore et visuel se mêlent pour nous sensibiliser à cette cause en nous montrant sa beauté afin que nous souhaitions la conserver le plus longtemps possible.

Notre but était de montrer la fragilité du monde qui nous entoure pour sensibiliser le spectateur. Nous avons choisi de créer des boîtes qui permettaient de faire interagir l’homme et l’animal au travers de notre installation. Pour cela nous avons utilisé un dispositif simple composé de deux photos dont la première était mobile.

La première était donc une photo de matière animale attirante. Elle est imprimée sur calque et éclairée par des lumières en arrière. C’est une photo très nette et on peut facilement deviner à quel animal la matière appartient.

La photo à l’intérieur de la boite représente l’animal à qui appartient la matière. Grâce à différents procédés photographiques (flou de bouger, surexposition, sous-exposition, pomping …) l’animal semble disparaître.

Le but de notre travail était de montrer, par cette interaction physique avec la boîte, que c’est l’action de l’homme qui fait disparaître les animaux.

 

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A Propos 2.0

GRELAUD Camille 2Voilà Voilà,  cela fait désormais un mois que je suis rentrée à Gobelins – l’école de l’image – dans la section photo, évidemment ! 😀 Je me suis donc dit que je devais vous faire une petite mise à jour. Pour les habitués vous pourrez constater l’évolution de mon travail de vous même, mais pour les petits nouveaux je vais vous raconter qui je suis.

Il y a maintenant 4 ans j’ai commencé à faire de ma passion un projet de vie. De 2013 à 2016 j’ai prépare un bac professionnel Photographie au lycée Etienne-Jules Marey à Boulogne-Billancourt. Bac pro que j’ai d’ailleurs obtenu avec la mention bien ! Bien que cette formation ait été un moyen de confirmer mon désir de devenir photographe, je ressentais le besoin de voir autre chose, d’apporter à mon côté technique un sens plus artistique et professionnel. De là est venu mon envie de rentrer à Gobelins.

Durant mes 3 années de bac pro, j’ai eu la chance d’effectuer des stages dans différents domaines de la photographie et cela m’a donné une bonne vision de la grande variété de choses à faire dans ce milieu. Je sais aujourd’hui ce que j’aime faire ou non et j’ai appris de nouvelles techniques parfois pas très conventionnelles mais très efficaces.

L’année dernière j’ai fait mes premiers pas dans cette école prestigieuse qu’est Gobelins, en faisant l’année de Prépa. Durant celle-ci j’ai préparé mon book mais j’ai surtout beaucoup évolué sur ma façon de voir la photographie. Elle n’est pas seulement esthétique ou technique, c’est un outil de communication. Grâce à elle nous pouvons délivrer des messages. C’est ce qui me plait et c’est ce que j’essaie de faire le plus possible. Chacune de mes séries personnelles raconte une histoire, sensibilise sur un sujet, et les photos individuelles font passer un message qui me tient à cœur. Vous trouverez également sur mon site les projets que je vais réaliser pour ou pendant mes cours. Petite nouveauté 2017, je me lance dans des articles un peu plus dynamiques qui ne présentent pas uniquement mes photos ! Vous les retrouverez dans les rubriques « Mon avis sur … » et « A la manière de … ».

 

 

A la manière de … Robert Doisneau

« Les images malhabiles témoignent d’une belle fluidité de l’âme et d’une impatience à faire partager les émotions. »

Robert Doisneau (1912-1944), grand photographe humaniste français de l’après-guerre, fut connu pour ses photos de scènes de vie dans les rues de Paris et sa banlieue.

Je voulais parler de ce photographe en ce début d’année scolaire car c’est un artiste que j’ai découvert il y a maintenant quatre ans, lorsque je suis entrée dans le monde de la photo.  Lors de mon entretien d’admission au lycée Étienne-Jules Marey, l’un des examinateurs m’a dit que l’une de mes photos ressemblait fort au travail de Doisneau. Curieuse je suis allée voir ses œuvres et j’ai beaucoup apprécié son travail car il arrivait à saisir des moments de vie anodins tout en les rendant magiques et sublimes.

L’une de ses photos les plus connues est « Le baiser de l’hôtel de ville », photo qui a été très controversée ! Longtemps on a pensé que ce cliché  avait été pris sur le vif mais en réalité c’est une photo posée que Doisneau avait réalisé pour le magasine Life.

La photo que j’ai réalisé s’en inspire donc malgré moi, puisque je ne connaissais pas ce photographe en la prenant.

En repensant à cette photo j’ai eu l’idée de faire d’autre photos « à la manière de ». J’ai donc décidé de vous montrer cette photo pour commencer une série hommage aux grands artistes photographiques.

Des lumières dans la nuit

Même si les jours raccourcissent il faut bien s’occuper, et hors de question d’arrêter de faire des photos uniquement parce qu’il fait nuit ! Une solution aussi belle qu’amusante existe pour illuminer les douces soirées d’automne : le light painting !

Cette technique consiste à faire des dessins avec une forte source de lumière dans un lieu sombre (intérieur ou extérieur) avec un temps de pose long pour obtenir une ambiance particulière. Dans le cadre de cet exercice imposé, j’ai souhaité réaliser une thématique sur le rêve, comme dans les bulles d’une BD. L’étudiante rêvasse à un monde sous-marin et la lumière permet de matérialiser ses pensées.

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Merci à Léa Lepioufle d’avoir joué les modèles et à Marie Morandi pour ces beaux dessins !